Qu'est-ce que le CEP ?

Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) s’inscrit dans le cadre des efforts pour développer la formation tout au long de la vie, favoriser l’évolution professionnelle et s’adapter à des parcours de carrière non linéaires. Il s’agit d’un dispositif qui doit vous aider à définir votre projet professionnel et à le mettre en œuvre. Découvrez plus précisément ce qu’est le conseil en évolution professionnelle dans cet article.

À quoi sert le CEP ?

Le conseil en évolution professionnelle est issu de la loi Sapin du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, l’emploi et la démocratie sociale. Il figure dans le Code du travail aux articles L6111-6 et suivants.

Le CEP, ou conseil en évolution professionnelle, est un dispositif d’accompagnement qui doit vous permettre de faire le point sur votre situation professionnelle. Le but est de favoriser l’évolution des parcours professionnels, notamment des salariés du secteur privé (mais pas uniquement, nous le verrons dans le titre suivant). Il a l’avantage d’être lié à la réalité du marché, avec une identification de vos compétences et de l’adéquation avec les besoins réels des entreprises sur le terrain. Au besoin, il analyse les formations que vous devriez suivre pour pouvoir mener à bien vos projets.

Un conseiller spécifiquement formé sur le CEP vous aide ainsi à faire un état des lieux et à formuler vos objectifs. Il peut s’agir d’une reconversion comme d’une mobilité interne, d’un changement de poste, de monter une entreprise, de reprendre une activité, etc. L’idée est de vous rendre acteur de votre parcours en vous donnant toutes les clés nécessaires pour prendre des décisions informées.

Qui peut bénéficier du CEP ?

Le conseil en évolution professionnelle est accessible à tous les actifs, qu’ils soient :

  • salariés dans le secteur privé ou dans le secteur public ;
  • travailleurs indépendants ;
  • à la recherche d’un emploi ;
  • artisans ;
  • micro-entrepreneurs ;
  • professions libérales ;
  • lycéens ou étudiants sortis du système scolaire sans diplôme ou qualification.

Bon à savoir : vous pouvez aussi bénéficier du CEP si vous êtes à la retraite ou étudiant et que vous avez un emploi en parallèle.

CEP : à qui s’adresser pour en bénéficier ?

Crée en 2014, le conseil en évolution professionnelle a été remodelé avec la loi pour la liberté de choisir son avenir de 2018. Parmi les nouveautés, a été prévu un élargissement des organismes habilités à proposer le CEP. Vous pouvez désormais vous adresser à :

  • Pôle emploi ;
  • l’APEC pour les cadres ;
  • les missions locales ;
  • CAP emploi ;
  • des opérateurs régionaux financés et sélectionnés par France Compétences.

Quand peut se dérouler le CEP ?

Vous devrez réaliser votre CEP sur votre temps libre, à moins qu’un accord d’entreprise ou un accord de branche ne prévoie des conditions particulières vous autorisant à le prendre sur votre temps de travail.

Quelles démarches pour bénéficier du CEP ?

Au cours de l’entretien professionnel, l’employeur doit informer ses salariés de l’existence et de la possibilité de recours au CEP.

Si vous décidez d’utiliser ce service, vous n’avez pas besoin de son accord pour y avoir recours.

Ensuite, concrètement, comment faire pour y recourir ? Pour les cadres, le plus simple pour bénéficier du CEP est de prendre rendez-vous avec un conseiller de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC).

Comment se déroule le conseil en évolution professionnelle ?

 Le Conseil en évolution professionnelle est personnalisé et peut varier en fonction de votre situation. Selon l’état d’avancement de votre projet et les informations dont vous disposez déjà, votre conseiller adaptera le dispositif.

Mais dans l’ensemble, le CEP comporte 3 prestations.

L’entretien individuel

 Avant tout, un entretien individuel qui doit vous aider à :

  • Mieux comprendre le conseil en évolution professionnelle, son utilité et son fonctionnement.
  • Affiner votre projet professionnel.
  • Avoir accès à des informations sur les opportunités dans votre région, si c’est là que vous souhaitez réaliser votre projet, avec par exemple un point général sur le marché de l’emploi, des renseignements actualisés sur les métiers qui recrutent et sur les filières à suivre pour les exercer, etc.

Un conseil personnalisé

 Un conseil permettant de définir les moyens à mettre en œuvre pour pouvoir réaliser votre projet, qu’il s’agisse de démarches administratives, de formations à suivre, des étapes de la recherche d’emploi, de demandes de crédit…

Un accompagnement et un suivi personnalisé

 Ensuite, parce que faire des projets, c’est bien, mais les réaliser, c’est mieux, vous enchaînez sur un accompagnement personnalisé et un suivi pour vous aider à atteindre vos objectifs de carrière. Cela comprend notamment :

  • La définition d’un calendrier pour les étapes-clés de votre projet.
  • L’aide pour obtenir les certifications ou autorisations dont vous pourriez avoir besoin.
  • Des conseils sur les personnes à contacter ou les ressources à utiliser.
  • Le plan de financement, qui est un élément crucial de tout projet professionnel. Grâce au CEP, vous êtes accompagné dans sa définition et dans les démarches à accomplir pour bénéficier de financements. Par exemple, vous apprendrez comment faire jouer votre CPF (Compte Personnel de Formation) si vous décidez de suivre une formation professionnelle.

Source Cadre emploi: https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-carriere/quest-ce-que-le-cep


Faire un bilan de compétences

Vous avez envie de réaliser un bilan de vos compétences ? Cette démarche ne peut qu’être bénéfique pour vous aider à y voir plus clair. Vous avez tout à gagner à prendre en main votre carrière et votre avenir professionnel. Le bilan de compétences est ouvert à toutes les personnes en activité, que vous soyez salarié ou demandeur d’emploi, mais vous devez trouver une prise en charge et un organisme adaptés à votre situation et à votre projet. Comment faire un bilan de compétences : on vous explique comment procéder dans notre article.

Les démarches à réaliser pour faire un bilan de compétences financé par votre employeur

Avec l’accord de votre employeur, adressez-lui une lettre de demande de bilan de compétences, ou si celui-ci vous le propose, vous pouvez bénéficier d’un bilan de compétences dans le cadre d’un plan développement des compétences de l’entreprise.

Cette solution est la plus simple et la plus facile à mettre en œuvre pour un salarié, car c’est alors l’employeur qui réalise les démarches nécessaires à son financement.

Le bilan de compétences intégré au plan de formation de l’entreprise est effectué par le salarié durant ses horaires de travail, sans modification de sa rémunération.

Bon à savoir : votre employeur peut aussi vous proposer un bilan de compétences dans les mêmes conditions si vous êtes en situation de reclassement, au moment du début de votre congé de reclassement.

Les démarches à réaliser pour faire un bilan de compétences en utilisant le CPF

Si vous ne pouvez pas bénéficier d’un plan de développement des compétences avec votre entreprise, ou si vous êtes en recherche d’emploi ou en congé sabbatique, vous pouvez obtenir un financement pour réaliser un bilan de compétences au titre de votre CPF.

Vérifiez d’abord que vous avez acquis des droits suffisants pour financer votre bilan de compétences et effectuez votre demande directement en ligne sur le site moncompteformation.gouv.fr.

Vous n’avez aucune obligation d’avertir votre employeur, mais vous pouvez lui demander son autorisation pour effectuer votre bilan durant vos heures de travail (autorisation d’absence pour formation).

Si vous avez des questions, besoin d’un accompagnement ou de renseignements, vous pouvez vous adresser au service des ressources humaines de votre entreprise ou à votre conseil en évolution professionnelle.

Bon à savoir : si vous êtes demandeur d’emploi, Pôle emploi peut prendre en charge tout ou partie de votre bilan de compétences sans que vous n’ayez besoin de mobiliser votre CPF. Renseignez-vous.

 

Quel organisme choisir pour faire un bilan de compétences ?

Il existe plusieurs types de structures qui proposent de réaliser un bilan de compétences (privées, publiques, associatives). C’est à vous que revient le choix de l’organisme auquel confier la réalisation de votre bilan de compétences.

Sélectionnez quelques organismes habilités et prenez contact avec eux.

 Voici quelques aspects à considérer pour bien faire votre choix :

  • Vérifiez que votre conseiller vous convient, que vous vous entendez avec lui et que son profil (psychologue, consultant) correspond à vos besoins.
  • Posez des questions concernant le déroulement de votre bilan : comment cela va-t-il se passer ? Quelle est l’approche envisagée ? Serez-vous en relation avec d’autres personnes, ou seulement avec votre conseiller ?
  • Pensez aux aspects pratiques : demandez quand pourrait commencer votre bilan, pour quelle durée ? Vérifiez que le planning vous convient.
  • Renseignez-vous aussi au sujet de la synthèse qui vous sera remise, comment sera-t-elle présentée ? Serez-vous aidé ou conseillé pour mettre en œuvre votre projet ?

Optez pour l’organisme qui propose le bilan le plus adapté à votre profil, à vos besoins, ou pour le conseiller avec lequel vous vous sentez le mieux.

Notre conseil Cadremploi : essayez de discuter avec d’autres personnes ayant réalisé un bilan de compétences pour recueillir leurs expériences et les éventuels conseils qu’elles pourraient vous donner, y compris concernant le choix de l’organisme.

Nous vous rappelons  que Evolution Avenue est spécialisé dans la réalisation de bilan de compétences à distance

Comment se déroule un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences a lieu en dehors de l’entreprise. Il dure 24 heures au maximum. Vous rencontrez votre conseiller pour des entretiens de 2 à 3 heures, une à deux fois par semaine.

La réalisation du bilan comporte trois étapes.

La phase préalable

La phase préalable correspond généralement au premier entretien mais elle peut nécessiter une séance supplémentaire. Elle consiste à analyser vos besoins et à définir dans quelle mesure le bilan peut y répondre. C’est aussi le moment où le conseiller vous explique plus précisément comment vont s’organiser les différentes séances.

Cette étape est cruciale afin de bien cadrer le bilan de compétences et de fixer ses objectifs.

La phase d’investigation

Cette phase comprend la grande majorité des séances. Vous devrez lister vos compétences et vos aptitudes, et répondre à d’éventuelles sollicitations de votre conseiller qui pourra intervenir dans vos recherches pour vous guider ou vous faire réfléchir.

L’investigation vous permet d’évoluer vos connaissances, vos savoir-faire mais aussi de soft skills, que votre conseiller va confronter à votre motivation et à vos possibilités d’évolution professionnelle.

La phase de conclusion

La conclusion, à l’issue du bilan, doit amener à concrétiser ou à mieux adapter votre projet à votre profil et vos possibilités professionnelles.

Un document de synthèse personnel vous est remis lors de la dernière séance, pour vous détailler les résultats de la phase d’investigation et préciser éventuellement les pistes et les démarches à mettre en œuvre au service de votre projet.

Bon à savoir : faire un bilan de compétences peut prendre un peu de temps. Pour savoir si le moment est venu de vous lancer, et plus généralement quand faire un bilan de compétences durant votre carrière, notre article répondra à toutes vos questions.

 

N'attendez plus contactez nous: https://contacteznous.typeform.com/to/tEaC7L7e

 

Source article Cadre emploi.


Décrocher une promotion : comment agir dès cet été ?

 Rester au chaud et progresser quand même ? C’est possible selon Laura, jeune banquière, qui a été augmentée de 5000 euros cette année après avoir élargi son périmètre de poste. Julien, quant à lui, a vu son salaire annuel grimper progressivement de 45 à 70 000 € au fil des prises de poste en interne. Dans sa dernière étude sur les progressions professionnelles*, l’Apec prévient que les cadres devront se contenter de la mobilité interne si les offres d’emploi continuent à manquer.

Dans sa dernière étude sur les mobilités professionnelles post-confinement*, l’Apec prévient les cadres qui ont des fourmis dans les jambes : « Alors que la vitalité du marché de l'emploi cadre avait boosté la mobilité professionnelle ces dix dernières années, la mobilité interne, moins soumise aux aléas conjoncturels, pourrait constituer une alternative aux velléités de changement ».

En clair, faute d’offres d’emploi, il va falloir rester en poste et avancer ses pions en interne. Mais alors, comment progresser ? Voici 5 stratégies testées et approuvées :

 

Laura : « élargir son périmètre de poste »

Laura, jeune cadre d'un département finance d'une banque, a eu l’aval de son manager pour dépasser son périmètre de poste. Elle détaille : « J’ai organisé des formations pour les nouveaux arrivants. Comme cela a donné de bons résultats, j’ai demandé à gérer la finance verte. En parallèle, j’ai monté des réunions de networking. Cela se fait beaucoup à Londres. Tous les trimestres, dans un bar, nous nous réunissons pour aborder, autour d’un verre, un sujet bancaire. Cela m’a permis de me faire connaitre dans la banque, à Paris, mais aussi dans toutes nos succursales à l’étranger. Autre initiative que j’ai proposée : je m’occupe de réduire les déchets et de pratiquer le tri sélectif au sein de notre établissement. Je vais également travailler les questions de diversité.

Je me fais connaitre. Je m’informe sur les métiers qui pourraient m’intéresser. Résultat : j’ai été augmentée de 5000 euros cette année.

Laura, cadre dans le département finance d'une banque

En développant ces actions, j’ai rencontré pas mal de monde dont des membres du comité de direction. Je me fais connaitre. Je m’informe sur les métiers qui pourraient m’intéresser. Résultat : j’ai été augmenté de 5000 euros cette année. Et un chef de département m’a proposé un autre poste ».

Julien : « prendre des responsabilités commercialo-opérationnelles en vue du coup d'après »

Julien ne jure que par la promotion interne. Il s’est fait embaucher dans un grand groupe en 2014 dans lequel il a été identifié comme un potentiel. Et depuis, il monte patiemment les échelons.

En 6 ans, mon salaire est passé de 45 000 à 70 000 euros brut par an.

Julien, cadre dans un grand groupe

« J’évolue tous les deux-trois ans. A chaque fois, je prends l’initiative sur le thème « aide-toi, le ciel t’aidera ». Ma méthode :  prendre les devants en faisant des propositions. En 6 ans, mon salaire est passé de 45 000 à 70 000 euros brut par an. Mon prochain poste – ce sera ma future demande –, consistera à acquérir des responsabilités commercialo-opérationnelles afin de viser une direction de filiale. Du haut de mes 31 ans, je me suis aperçu que mes meilleures chances étaient en interne ».

Etre plus que jamais force de proposition. Les entreprises ont besoin d’éléments positifs qui tirent les équipes vers le haut.

Passer un bilan de compétences

Préparer son évolution de carrière en interne quand le mercato des cadres est en pause ? On peut se faire aider en suivant un bilan de compétences. L’idée est de mettre en place un projet de carrière réaliste. Il faut bien sûr identifier ses points forts, ses points à améliorer et suivre une formation sur ces questions, tout en menant l’enquête en interne sur les évolutions probables pour décrocher ces opportunités quand elles vont apparaître ».

Préparer son positionnement pendant l’été. Quand le poste sera ouvert, on sera prêt.

Il est alors important de bûcher les questions de travail en équipe, des notions d’expérience client, d’agilité, d’analyse des big data ou d’outils de productivité comme la suite Google, les logiciels de prise de note, Trello et tout ce qui permet d’améliorer la productivité. « On sera alors repéré comme un cadre soucieux d’évoluer et de faire évoluer son environnementQuand un poste s’ouvrira en interne, on sera prêt. C’est une étape à préparer pour l’automne »

Etablir sa "cartographie politique"

Reste que l’entreprise peut s’avérer un monde impitoyable voire insupportable. « Personnellement, je conseille de quitter son employeur si c’est la meilleure solution, explique Joëlle Planche-Ryan, coach.

Mais il faut s’assurer que l’on a des bonnes raisons de quitter sa boîte. « Il faut donc les lister afin de ne pas partir pour un mirage. Cela renforce aussi le cadre lors d’une éventuelle négociation. Il connait les intérêts de son poste et ses désagréments. »

Il est alors possible de définir pourquoi rester plutôt que partir. C’est-à-dire définir sa « date de péremption » où l’on calcule sa valeur professionnelle, le bénéfice que l’on a à rester et la durée ad hoc pour continuer à se former. « Ensuite, le cadre, pour progresser, déterminera sa cartographie politique : ses sujets à travailler, ses alliés, ses détracteurs et le ventre mou du bureau, conclut la coach Joëlle Planche-Ryan. Le cadre identifie aussi les sujets intéressant son dirigeant. Il devra enfin travailler la notion de permission. Il faut demander l’autorisation de prendre un nouveau poste. »

Il est toujours mieux d’avoir fait que d’avoir à faire quand on change d’employeur

Transformer son potentiel en expérience en interne

Autre stratégie, indirecte : démontrer ses capacités sur un sujet pour ensuite y postuler. « Ce peut être un thème dont personne ne veut, précise Joëlle Planche-Ryan. Le risque est grand mais le gain est important en cas de réussite. Bref, l’idée globale sera d’agrandir son poste, aller là où personne ne vous attend. Et si, actuellement, il pourra être difficile d’être augmenté pour cette nouvelle tâche, le cadre aura transformé son potentiel en expérience. C’est cela qui se vendra plus tard sur le marché du travail. Il est toujours mieux d’avoir fait que d’avoir à faire quand on change d’employeur ».

 

Source Cadre emploi: https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/decrocher-une-promotion--comment-agir-des-cet-ete


A faire cet été au bureau : activez votre Compte personnel de formation et rapatriez votre DIF pour vous offrir une formation

C'est une démarche que vous repoussez depuis des mois. Et pourtant elle pourrait vous permettre de vous offrir la formation dont vous avez envie... C'est un peu technique quand on n'y connait rien mais finalement assez simple, n'ayez crainte : il s'agit d'utiliser l’argent qui sommeille sur votre Compte personnel de formation (CPF). Un joli petit pécule qui ne demande qu’à être utilisé. Mieux, vous pouvez l’abonder en quelques démarches grâce à un autre pécule qui dort sur votre compte DIF et que vous avez sûrement oublié. Mais il faut agir AVANT LE 31 DECEMBRE 2020 ! 

Le CPF, un Compte personnel de formation prêt à être dépenser

Fin octobre 2019, les 28 millions de salariés français ayant activé leur Compte personnel de formation (on vous explique ici ce qu'est le CPF) disposaient de 1040 euros pour financer une formation éligible au CPF selon une étude* de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Et ce, si vous avez rapatrié vos heures acquises au titre du Droit individuel à la formation (DIF) sur votre CPF. Si ce n’est pas le cas, votre cagnotte s’élève en moyenne à 840 euros. Qui, si vous bossez à temps plein, est augmentée de 500 euros par mois (dans la limite de 5000 euros). Bref, un bon petit pactole que vous pouvez dépenser pour suivre une des nombreuses formations éligibles au CPF, en libre accès sur l’application Mon compte formation. Selon cette même étude, en 2018, le coût moyen d’une formation s’élevait à 2400 euros. Mais comptez 2067 euros pour une formation en langues ou encore 1723 euros en informatique. 63% des salariés auraient d’ailleurs intégralement financé leur formation avec leurs « euros DIF et CPF ».

Comment enrichir son CPF avec ses heures de DIF

1125 euros ! Voilà la somme que vous pourriez récupérer sur votre CPF si vous y rapatriiez vos heures acquises au titre du Droit individuel à la formation (DIF), toujours selon la même étude* de la Caisse des dépôts et consignations. Et il n’est pas trop tard pour le faire ! Comme 84 % des salariés qui n’ont pas encore effectué ce fameux transfert DIF vers CPF, vous avez encore jusqu’au 31 décembre 2020 pour rapatrier les fonds sur votre CPF.

Nos conseils : comment récupérer ses heures de DIF ?

  • Retrouvez votre bulletin de salaire de décembre 2014 ou de janvier 2015 sur lequel est indiqué votre solde d’heures DIF. Un chiffre que vous reportez alors sur votre CPF via l’application mise en ligne par le gouvernement moncompteformation.gouv.fr. Les heures DIF sont alors converties en euros.
  • Si vous avez égaré ces fiches de salaire, sollicitez la DRH (actuelle ou ancienne si vous avez changé de boulot) pour qu’elle émette une attestation de vos heures de DIF. Et là encore, reportez les données indiquées sur votre compte CPF. Conservez précieusement ces documents qui pourront vous être demandés par la Caisse des dépôts.

Un CPF peut être largement abondé

Si malgré le transfert de vos heures de DIF sur votre CPF, il vous manque toujours de l’argent pour financer votre formation, misez sur les multiples abondements possibles. :

Demandez un petit geste à votre employeur :

  • Si votre boîte compte moins de 50 collaborateurs, vous avez droit à un abondement de votre CPF dans le cadre du plan de développement des compétences. Mais ce n’est pas tout : l’OPCO (organisme qui collecte les fonds en faveur de la formation continue auprès des employeurs) peut également cofinancer votre demande.
  • Si votre société compte plus de 50 salariés, l’abondement est laissé au bon vouloir de votre employeur, ou, régi par un accord collectif d’entreprise, de branche ou de groupe.
  • BON A SAVOIR : Si vous n’avez pas été reçu en entretien professionnel depuis 2 ans et que votre employeur ne vous a pas proposé de formation (hormis les formations obligatoires) depuis 6 ans comme la loi l’y oblige, vous pouvez prétendre à un abondement correctif de 3000 euros.

Sollicitez le Conseil départemental et/ou la Région de votre lieu de résidence :

Ces collectivités peuvent également mettre la main au porte-monnaie. N’hésitez pas à formuler des demandes de cofinancement car les abondements peuvent se cumuler.

En dernier ressort, si le solde de votre CPF n’est toujours pas suffisant pour régler la totalité de la formation visée, il vous faudra sortir votre carte bancaire.

Source Cadre emploi: https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/se-former-seul-pensez-a-utiliser-votre-compte-personnel-de-formation-et-a-rapatrier-votre-dif.html


Demandeur d’emploi : s’offrir une formation est encore plus simple depuis le 8 juillet

Vous êtes demandeur d’emploi et vous avez craqué pour une formation sur l’appli MonCompteFormation ? Sauf qu’elle dépasse le montant autorisé par votre CPF. Pas de panique ! Un abondement Pôle emploi est désormais mobilisable facilement directement sur l’appli. Voici comment. A vous la formation en data et analytics qui manquait à vos digital skills. Ou ce module « Référent santé, sécurité et qualité de vie au travail » pour muscler votre CV….

Un coup de pouce de Pôle emploi pour se former au titre du CPF, pour qui ?

Pour les demandeurs d’emploi n’ayant pas capitalisé une somme suffisante sur leur compte personnel de formation (CPF) afin de financer un projet de formation. Désormais, Pôle emploi finance le reste à charge au titre de l’abondement.

Comment bénéficier de cet abondement de Pôle emploi ?

C’est beaucoup plus simple qu’avant. Il vous suffit désormais de vous connecter sur votre espace personnel du site ou de l’appli MonCompteFormation. Et c’est parti car vous êtes immédiatement reconnu comme demandeur d’emploi.

D’abord, vous choisissez (dans le catalogue en ligne) une formation éligible au CPF et vous faites une demande d’inscription auprès de l’organisme en charge du stage.

Si votre CPF suffit à financer:

Si votre compteur CPF est suffisamment garni pour financer le projet, vous validez et c’est parti pour la formation aux dates mentionnées bien sûr.

Si votre CPF ne suffit pas à financer:

  • Si, la somme capitalisée sur votre CPF est insuffisante pour boucler votre financement, deux options :
    Vous payez le solde en ligne avec votre carte bancaire.
  • Ou, vous formulez une demande de financement complémentaire auprès de Pôle emploi pour le montant restant (jusqu’à 100% du prix de la formation). Pour cela, vous devez argumenter en quelques lignes sur les raisons pour lesquelles cette formation est nécessaire au développement de votre projet professionnel. Le tout directement sur l’appli CPF et non plus sur votre compte perso Pôle emploi. Votre demande reste donc centralisée sur l’appli.Les conseillers du service public de l’emploi vous répondent sous 10 jours ouvrés (maximum) à partir de la date de votre demande. Pendant ce temps, votre place dans l’organisme de formation est réservée.
  • Si la réponse est positive, Pôle emploi paie le reste à charge : votre inscription est validée et vous pouvez partir en formation. Attention, vous devez évidemment être assidu aux sessions. Et, autre détail capital, ce temps de formation ne vous dispense pas d’actualiser votre situation mensuelle sur le site de Pôle emploi.
  • Si la réponse est négative, c’est que Pôle emploi n’abonde pas, donc soit vous annulez votre demande de formation, soit vous réglez le reste à charge de votre poche.

Source cadre emploi : https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/demandeur-demploi-soffrir-une-formation-est-encore-plus-simple-depuis-le-8-juillet